LE POD FUMIGENE
A la manière d'un jeu des 3 erreurs, lorsque l'on regarde un Alpha-Jet "Gris" de Cazaux ou de Tours, et un Alpha-Jet "tricolore" de la patrouille, on s'aperçoit tout d'abord de la différence de couleur. Ensuite, en regardant une présentation depuis le point central, on voit 8 phares sur les nez des avions. "En diamant....La fumée....TOP". Et voilà que surgit à l'arrière des appareils, un panache de fumées tricolores. C'est cette dernière différence que nous allons aborder. Les fumigènes, et plus particulièrement le POD ou conteneur fumigène.
Alors que le système fumigène du Fouga Magister était fourni par un mécanisme interne à l'aéronef (pressurisation et réservoir), qui a valu à nos pilotes en première année, l'appellation de "Schtroumpfs", due à la couleur bleue , les ingénieurs de la société Dassault Aviation ont dû plancher, avec l'arrivée de l'Alpha-Jet en 1981, sur un système permettant l'émission de fumée.
C'est naturellement sur une structure externe, developpée à partir de la structure d'un POD canon qu'est né le POD fumigène.
Outre le fait d'avoir à placer le maximum de liquide dans un minimum de volume, l'autre difficulté a été de faire parvenir le liquide jusqu'à la sortie de la tuyère avec une pression constante.
3 parties internes forment ce POD: pressurisation, stockage et mécanique.
La partie pressurisation est composée, entre autres, d'une bouteille d'azote, d'un robinet et d'un détendeur qui régule l'azote à pression constante.
Le stockage du fumigène se situe dans 2 cuves indépendantes d'une capacité unitaire de 50 litres. Tous les avions ont une cuve remplie en blanc et la seconde remplie en fonction de sa position dans la patrouille: avion pair, à droite, en bleu; avion impair, à gauche, en rouge.
La partie mécanique permet la commande d'ouverture et de fermeture des robinets fumigènes par le pilote par une impulsion électrique sur un poussoir du manche, en cabine. Ainsi qu'une partie remplissage des cuves.


